Explosion des investissements et complexité accrue des projets résidentiels
En 2024, les dépenses en construction résidentielle au Québec ont atteint environ 36,6 milliards de dollars, en hausse de 14,8 % par rapport à l’année précédente. Près de 48 % de ces dépenses se concentrent dans les régions de Montréal, de la Montérégie et des Laurentides, ce qui place le Grand Montréal au cœur du boom résidentiel… et des litiges qui en découlent.
Le nombre de mises en chantier illustre la même tendance. Dans le Grand Montréal, environ 16 400 unités résidentielles ont été mises en chantier en 2024, soit une augmentation d’environ 19 % par rapport à 2023. Cette croissance s’accompagne toutefois d’un virage massif vers le logement locatif, qui représente désormais 81 % des nouvelles unités. Ces projets, souvent de grande envergure, impliquent plusieurs intervenants et des contrats complexes, ce qui accroît les risques de conflits juridiques.Un avocat en litiges civils peut alors s’avérer d’une grande aide.
Facteurs de risque propres au contexte montréalais
À Montréal, certains facteurs aggravent particulièrement les risques de litiges de construction. La lourdeur administrative en est un exemple frappant. Le délai moyen pour obtenir un permis de construction sur l’île est passé d’environ 180 jours en 2019 à près de 291 jours, entraînant des retards de chantier, des reports de livraison et des dépassements de coûts. À cela s’ajoutent la pression sur la main-d’œuvre, les chaînes d’approvisionnement parfois instables et la multiplication des normes techniques. Pour les propriétaires, ces réalités se traduisent par des projets plus longs, plus chers et juridiquement plus vulnérables.